Mon premier cross de ma saison 2016/2017

Publié le par Jerem Runner

Cela fait un petit moment que je vous en parle, vous n’êtes donc pas sans savoir que je suis sur une période où je vais enchaîner une série de cross dans le cadre de ma profession. Et pour être plus précis, il y en aura 8 entre la semaine dernière et fin novembre. De quoi bien finir l’année 2016 et se mettre en jambe pour débuter l’année 2017.

Participer à un cross n’est pas comparable à un trail ou toutes autres courses hors stade sur route. Participer à un cross c’est être quasiment à fond du départ à la fin en gérant tout de même son effort pour ne pas exploser avant la ligne d’arrivée. Voilà l’image que je me fais de ce type de course hors stade après avoir participer à un seul et unique cross en 2014…

Mais jeudi dernier, j’étais dans une approche totalement différente en me disant : « Je pars plus ou moins fort à la sensation et je verrai comment je tiens ». Car je sais l’allure que je suis capable de tenir sur 2000 m au fur et à mesure de mes nombreuses séances de fractionné sans être à fond, mais tenir 4100 m…

Petit échauffement avec des camarades de promo avant de nous rendre sur la ligne de départ peu avant 8h50 afin que je me place idéalement sur la première ligne. Un peu de pression sur les épaules de part des collègues qui veulent être représentés sur le devant de la course et ils comptent sur moi.

Après un petit rappel de sécurité (un peu comme sur toutes les courses), l’heure du départ est venu pour les 4100m de cross-country qui s’ouvrent devant nous sur un terrain de rugby.

S’en avoir l’impression de vraiment partir fort, je me retrouve très rapidement seul en tête avant même le premier virage. Découvrant le parcours et ne comprenant pas trop où aller en anticipant sur le regard vers le 2ème virage de l’autre côté du terrain, je ralenti volontairement pour me glisser tranquillement en deuxième position.

Bien au contact de mon prédécesseur (on peut parler de marquage à la culotte là), je me sens plus que confiant pour faire une bonne performance. Et a partir de maintenant, des jalonneurs sont placés tout le long du parcours pour nous indiquer le chemin (et des plots sont placés pour matérialiser les lignes droites au milieu de pelouses).

Je ne sais pas trop où l’on va et je constate que le premier suit instinctivement le parcours alors je me fis à lui. Et quand je passe devant lui, il me corrige quand il voit que je doute.

Tout va très vite et nous sommes rapidement à mi-parcours. Je ne réalise pas trop en fait et je me dis que je rentre vraiment dans l’inconnue à cette vitesse là.

Le parcours nous emmène sur un passage où nous sommes passés peu de temps avant et nous croisons les derniers. Je réalise à la même occasion qu’il n’y a pas grand monde finalement et que nous ne sommes que deux à mener la course... Certes, nous n’avons pas non plus une vitesse folle (16,5 km/h de moyenne) mais quand même.

A 1 km de l’arrivée environ, je découvre le seul passage vraiment agréable du parcours après avoir eu pas mal de passage soit sur des pelouses ouverte au vent ou sur du bitume. Ici nous sommes dans une sorte d’allée masquée par des rangées d’arbre de chaque côté.

Je tente alors une légère accélération pour voir si mon compagnon de route peut encore suivre (il me semble dans le rouge à sa respiration et moi je me sens super bien). Il me fait comprendre qu’il me laisse partir mais le 3ème a lancé la chasse et il est en train de revenir rapidement sur nous.

A la sortie de ce chemin très agréable, nous revenons sur route pour les 500 derniers mètres du parcours. Ca accélère et je suis en me faisant légèrement distancé par mon camarade de course. Mais c’est impossible de lâcher maintenant et de me faire piquer la 2ème place si près de la fin.

Je pense aux collègues qui sont au jalonage mais que je n’ai pas encore croisés, alors je me doute que je vais les retrouver sur la ligne d’arrivée. Et il me donne un superbe accueille quand je franchi la ligne en seconde position 5 secondes derrière le premier qui vient nous féliciter le 3ème et moi.

Bilan sur le résultat

15’07’’ pour 4100m de cross country sur un parcours plus que roulant, ce n’est pas non plus un chrono d’enfer. Mais ce cross va me servir de base pour les prochains car j’ai maintenant mes repères pour le parcours et je connais mes sensations à cette allure. Je pourrai donc mieux gérer les accélérations pour tenter de faire la différence bien avant les 500 derniers mètres et ne pas finir au sprint.

Retour sur cette première expérience

Quelques jours après la course et en y réfléchissant bien, il n’y a pas vraiment de grande leçon à tirer car j’ai la sensation d’avoir fait la course parfaite (sur le plan de la gestion de course et sur le plan de gestion de l’effort). Je suis très satisfait de cette première expérience en cross court contrairement à ma première expérience en cross long en 2014.

Cette première expérience est également l’occasion pour de faire un top 3 dans une toute autre discipline que le trail sur 243 arrivants. Cela met un peu de baume au cœur. Mais contrairement au top à Entre Chien et Loup où je ne croiserai pas forcément les mêmes personnes sur d’autres trails, ici le regard sera bien entendu sur moi car tous les participants ou presque seront aussi présent lors des prochains cross.

Une explication sur l’aisance ?

Il n’y a pas vraiment d’explication qui peut justifier le fait que j’ai été très à l’aise à cette allure mise à part l’entretien régulier de la VMA sur des exercices à la fois court et long ainsi que des entraînements au seuil. Quelque soit la distance à parcourir et le temps d’effort, l’entretien de la VMA et/ou du seuil ainsi que des capacités cardio est très important pour pouvoir aborder sereinement un objectif (avec la préparation adéquate).

1 à 2 cycles par an avec quelques rappel VMA en début de plan de préparation me semble adéquate et une explication crédible justifiant la performance.

 

Publié dans Récits

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