Bilan sur mon expérience cross-country

Publié le par Jerem Runner

Et voilà, nous y sommes, c’est la fin de mon aventure sur les cross. Il est donc temps pour moi de tracer une sorte de bilan sur cette expérience intensive dans ma pratique de runner.

Bilan sur mon expérience cross-country

Il n’y a pas à dire, c’est quand même usant physiquement mais aussi mentalement d’enchainer des cross toutes les semaines. Heureusement pour moi, au fur et à mesure des semaines, que je me suis retrouvé à ne pas participer à certains cross. Ce qui donne donc 6 cross au total quand même sur cette courte période de 9 semaines.

Je vous avez déjà dresser un court bilan à mi-parcours après 3 cross où j’ai pu finir 2ème, 4ème et 4ème avant une trêve d’une semaine à la Toussaint. Et bien au niveau des classements, je suis resté fidèle à moi-même pour la suite en finissant 4ème et c'est tout... En effet, en raison des conditions météorologique, 2 cross ont été annulés.

Mais il est bon pour moi de refaire un bilan en prenant en compte l’ensemble de la « saison » cross que je viens d’effectuer en prenant en compte la préparation, la gestion de l’enchaînement et l’entraînement entre les courses.

La préparation

Pour préparer cette saison de cross, je ne me m’étais pas vraiment un programme d’entraînements avec tel et tel séance à faire tel jour, etc… mais j’avais surtout tiré des grandes lignes pour faire une courte préparation d’un mois et demi tout en ne mettant pas de côté les entraînements pour le trail.

Mon expérience en cross était proche du néant avant ça, mais je partais avec une bonne base grâce à ma VMA (palier 21 au VAMEVAL) et mon endurance sur le long. Même si l’effort n’est pas comparable, je me disais avant de me préparer que je n’aurai besoin de travailler sur de l’allure spécifique et sur l’intensité pour ne pas être trop mauvais sur 4,1 km.

Connaissant à l’avance le niveau général sur ces cross et les spécificités du parcours, il était donc plus facile pour moi je visualiser les séances à faire et où les faire pour m’approcher au mieux de la réalité.

Pour me préparer, j’ai donc choisi de faire mes séances exclusivement en nature et/ou sur des surfaces du type chemin pédestre autour de chez moi pour m’habituer à des légères variations de terrain. Mais en faisant ce type de séance, j’ai eu beaucoup de mal sur des séances de VMA courte en travaillant sur des distances de 100m, 200m, 300m… et j’ai donc vite privilégié des séances sur des durées et non des distances pour la VMA courte pour avoir de bonnes sensations.

Par contre pour le travail « d’allure », je ne rencontrais pas cette absence de sensation en faisant des 1000m et des 2000m sur la base d’un 15’00’’ sur 4 km soit 3’45’’/km. Il était donc facile pour moi de m'imaginer le jour J avec des concurrents virtuels lors de ces séances.

Avec l’ensemble de ces séances, je pense avoir visé plus ou moins juste sur une préparation de cross en quelques semaines (car les plans que je trouvais sur internet était généralement sur 12 ou 14 semaines). Pourquoi est-ce que je pense cela ? Car une fois en course le jour J et les autres jours, j’ai réussi à maintenir à chaque fois l’allure que j’ai pu travailler lors des séances tout en faisant quelques accélérations pour tenter de rattraper mes prédécesseurs.

La gestion de l'enchaînement et les entraînements entre les courses

Sur ces points, il est difficile de dire si j’ai eu ou non la bonne attitude car cela dépendait de mon emploi du temps pendant ma formation. Et quand la majorité de votre temps ne dépend pas de vous, il est difficile de programmer des séances et de se reposer confortablement.

Donc, sur ce point, je pense que c’est la bête noire de ma saison de cross car je n’ai pas vraiment pu entretenir les qualités requise pour le cross. Avec des horaires de repas strict, il m’était impossible de m’entraîner le soir comme je me l’étais imaginé. Au final, je n’avais que le week-end pour courir mais l’esprit du trailer a pris le dessus sur le compétiteur en faisant quelques sorties longues sur les sentiers côtier.

Par contre pour l’enchaînement des cross, j’avais largement le temps de récupérer de mes efforts et de reposer les jambes en pratiquant l’auto-massage avec l’huile de massage à l’arnica de chez Weleda. Et bien sur, pour pouvoir bien récupérer, il faut penser à bien s’hydrater.

En complément de se temps de repos dépassant mes attentes et l’absence de sortie pour entretenir la VMA, j’ai régulièrement fait des séances de PPG. Ces séances m’ont permis d’entretenir ma condition physique générale tout en faisant de bonne séance pour travailler les jambes pour les préparer pour la rentrée 2017.

Bilan général

Je n’ai pas vraiment de bilan général à faire sur cette saison de cross car c’est ma première et certainement la seule que je ferai dans ma « carrière » de trailer. Mais l’expérience est plutôt enrichissante sur l’esprit de compétition. Pourquoi ? Sur 4,1 km, il n’y a pas le temps pour une stratégie de course. Il faut forcément partir fort si on veut être devant et en garder un peu sous le coude pour relancer et rester devant ou attaquer dans les derniers instants.

J’avais déjà appris dans le passé le fait de donner le meilleur de soi-même et le dépassement de soi. Avec le trail, j’avais peut-être un peu perdu ces deux points en me reposant beaucoup sur mes acquis et n’essayant pas forcément de tout donner.

Cette expérience en cross me sera donc utile pour l’avenir proche en ce qui concerne la manière d’aborder les courses auxquelles je participerai. Prendre le départ sans ambition, donner le meilleur de moi-même tout en prenant énormément de plaisir.

Maintenant, après ces quelques lignes sur ces dernières semaines de compétitions, il est temps pour moi de reprendre la direction des chemins et de mes terrains d’entraînements. Je vous dis donc à très bientôt, sur la toile mais aussi sur les chemins beaucerons qui sait.

Publié dans Récits

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