Jerem Runner

La montée du Wintersberg – Retour gagnant

Cela faisait maintenant presque 8 mois que je n’avais pas porté un dossard sur un trail et 5 mois tout type de course confondue. Cela me manquait énormément, il faut l’avouer. Mais le temps à ses raisons et c’est ce qui me manquait principalement. Peu de temps pour m’entraîner, peu de temps pour m’absenter pour une course, blessure, rééducation, manque de motivation… Tout c’est cumulé ces derniers mois. Alors c’est sans entraînements et en étant dans une période pas facile que j’ai décidé de participer à La montée du Wintersberg.

 

Tout commence par une journée pluvieuse dès le réveil en n’ayant aucune idée de la météo qu’il y a eu dans la nuit. Je m’y attendais étant donné que c’était annoncé et je m’attends même à pire vu les prévisions météorologiques de la journée. Mais voilà, c’est un sport outdoor et ça fait donc partie de la magie de notre sport. Ca ne me démotive pas et j’ai hâte d’être à Niederbronn et prendre le départ de cette  fameuse montée du Wintersberg organisée par les Vosgirunners. Et pour y aller, j’étais accompagné par Guido alias Chou Pinou que j’ai retrouvé avec plaisir. Nous nous étions pas vu depuis que j’ai arrêté les séances de côtes du mercredi soir, c’est à dire il y a presque 1 an…

 

 

Une fois sur place, c’est récupération du dossard numéro 2 ! C’est le hasard qui veut le numéro mais ça fait bizarre quand même. Pourtant, ça m’est déjà arrivé d’avoir le dossard numéro 1 sur une course avec mon ami Thibault. Puis je me prépare tout doucement en enfilant ma tenu du jour et mes chaussettes étanches super fine de chez Verjari pour avoir les pieds au sec.

 

C’est également l’occasion pour de retrouver des visages connu que j’ai pu côtoyer le temps d’une ou plusieurs séances d’entraînements, le temps d’une course ou sur les réseaux sociaux. Voir même de rencontrer des personnes qui me connaissent via les réseaux tout simplement

 

45 minutes avant le départ, je décide d’aller m’échauffer sur la zone de départ qui est une piste d’athlétisme. Nous sommes déjà quelques uns à faire quelques tours de pistes, quelques accélérations, quelques étirements, etc... pour être en jambes au départ. En effet, la course n’est pas si simple, elle est même intense avec 11 km et 460m de D+.

 

En attendant le départ, c’est de nouveau de discuté avec les uns et les autres qui viennent prendre de mes nouvelles depuis tout ce temps. Ces sourires et ces poignées de mains chaleureuses correspondent pleinement à l’esprit trail auquel j’adhère pleinement.

 

10 h 00, c’est l’heure du départ où je me suis placé aux avants postes. Je suis là aujourd’hui pour me jauger et voir ce que j’ai encore sous le pied.

 

Comme prévu, ça part vite, même très vite avec ce fameux tour de piste pour élancer les 700 coureurs présents sur la course. Et ça continu même à aller très vite dans les premiers sentiers très roulant mais recouvert d’un tapis de feuilles bien humide. En effet, il y a eu un gros coup de vent avec une grosse pluie dans la nuit qui a recouvert le parcours. Mais par chance, il n’y a quasiment pas de boue.

 

 

Le rythme de course commence à ralentir dès le début du 3èmekilomètre avec des premières petites montées puis un premier mur à gravir. Alors que j’ai bien couru depuis le début même dans les premières montées, je me suis mis à la marche dans ce premier mur. Et il faut l’avouer, je sens que je manque de force suite à mon manque d’entraînements. Je peine dans ce premier mur. Fini de dépasser depuis le départ, désormais c’est moi qui me fais dépasser et ça défile… Mais bizarrement, ça ne me fait rien au moral de me faire dépasser car c’est un scénario logique en ce qui me concerne.

A la fin de ce premier, je suis dans un petit groupe où nous courons tous à la même allure. Quelques dépassements avant de commencer à entendre les supporters qui nous attendent au sommet du Wintersberg, c’est à dire en haut du 2èmemur… Et là, c’est partie de nouveau pour un instant de galère pour ma part. J’avais l’impression de grimper un mur à 90 degrés… Les mains sur les cuisses, j’appuie fort tout en ayant du mal à avancer. Mais l’euphorie présente avec les supporters donne envie d’avancer, de ne pas lâcher ! Ce n’est pas sur tous les trails où il y a une ambiance de feu comme ici. Ca fait du bien pour une course de reprise de courir dans cette ambiance.

 

Ayant pas mal donné de ma personne, une fois la pente adoucie, j’ai du mal à retrouver mes jambes alors que le souffle est là. Je peine à avancer dans ces lacets. J’alterne ici la marche et la course alors que beaucoup cours ici… J’entends la 2èmeféminine arriver derrière moi à l’approche du ravitaillement au kilomètre 5,8. Je l’aurai juste entendu, la pente descente entraîne mes jambes et je me sens de nouveau mieux.

 

Je sens quand même dans le début de la descente que je suis moins à l’aise que ce que j’ai pu l’être il y a quelques mois encore. Moins de prise de risque, plus de prudence, un peu de retenu sur les parties techniques et dans les singles. J’essaye tout de même de mettre un peu de rythme pour faire une bonne descente et continuer de me jauger.

 

 

Finalement, un peu tout le monde reste prudent dans les singles. Mais une fois que les sentiers s’élargissent, ça accélère fort à chaque fois. J’en fais de même bien entendu jusqu’à la dernière petite bosse avant l’arrivée. J’essaye d’y courir sans m’arrêter mais je n’y arrive pas par manque de force dans les jambes en montée. Je marche et je retrouve Eddy de bande Ouf de Run et du team Compex Trail Nord-Est à l’occasion des Templiers. Ca me boost à recourir jusqu’à la fin désormais.

 

Nous entrons l’un derrière l’autre sur la piste pour attaquer les 400 derniers mètres de la course. Je suis en petite foulée derrière lui, très satisfait de ma course. Mais à cet instant je me dis « Allez ! On donne tout jusqu’au bout ! » et j’accélère donc pour une arriver au sprint avec Eddy flashé par Jean-Philippe déjà arrivé depuis un petit moment.

 

 

Je fini cette 27èmeédition de la montée du Wintersberg 95èmesur 714 en 1h02’11’’. Un résultat plus que satisfaisant pour reprise des dossards et une reprise de la course en montagne. Je ne m’attendais pas à courir aussi bien. Je pensais plus finir du 1h30… Le bilan est donc plus que positif à l’arrivée. De plus, cette course était moralement une nécessité pour moi. Un peu comme reprendre mes aventures trail avec mon fils qui veille sur moi depuis sa petite étoile. Cela aurait pu être quitte ou double, finalement je sors de cette montée plus que boosté pour la suite.

 

Je tiens à remercier mes proches, mes amis et ma famille pour leur soutien inestimable !

 

A très bientôt.

 

Jerem Runner

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