Jerem Runner

Syndrome de l’essuie-glace… De la douleur à la guérison

Je vous l’ai annoncé en juin dernier, après avoir eu quelques douleurs dans le genou, le Centre Medico Sportif (CMS) de La Meinau a posé son verdict en m’annonçant un syndrome de l’essuie-glace. Le fameux syndrome qui touche la grande partie d’entre nous connut sous différents noms. Au travers de cette article, je vais vous faire le bilan de cette aventure un peu particulière m’ayant amené à ne pas profiter des massifs au cours de la meilleure saison de l’année.

Qu’est-ce qu’y m’a conduit à consulter un spécialiste ?

Après avoir participer aux courses de Strasbourg, j’ai eu du mal à reprendre et la semaine de la reprise fut très courte avec une douleur vive qui a surgi soudainement lors d’une sortie. Aucun signe particulier avant l’apparition de la douleur. Je mets ça sur une mauvaise récupération et peut-être une reprise un peu trop forte.

Je prends donc contact avec mon partenaire TR-Point pour avoir des conseils sur cette douleur et des exercices à réaliser pour me soulager, voir même passer à autre chose. Et en quelques jours la douleur était déjà de l’histoire ancienne.

Puis au final, une semaine sur deux, toujours cette douleur vive et soudaine qui apparait lors de sorties roulante. Alors après 2 semaines de repos, massage et piscine… J’ai tout même décidé de consulter un spécialiste du sport pour en déterminer la cause/raison afin de la traiter correctement et passer enfin à quelque chose.

J’ai donc décidé de consulter au CMS La Meinau dont de nombreuse personne ont pu m’en dire du bien. Et c’est là que le verdict est tombé en faisant immédiatement une échographie. Une toute petite bursite qui appuie sur le tendon du fascia lata (TFL) et provoque donc ce syndrome de l’essuie-glace.

Quel est le protocole donné par le médecin du sport pour soigner cela ?

Tout d’abord, le médecin m’a dit que j’avais un très bon travail de fond avec le rouleau de massage pour limiter le syndrome de l’essuie-glace car la tendinite n’était vraiment pas très importante. Mais qu’au vue de la morphologie de mes membres inférieurs, c’est étonnant que je n’ai pas eu de problèmes avant… (pourtant j’ai 15 ans de pratique et c’est la première fois qu’on me dit que j’ai un problème d’alignement des membres inférieurs).

Il me conseil donc comme traitement pour être tranquille « définitivement » de faire une dizaine de séance de kinésithérapie et de voir un podologue pour effectuer un bilan podologique et des semelles tout en continuant l’automassage avec le rouleau.

Mais, il y a toujours des mais pour bien se soigner, il m’invite à courir uniquement sur du plat 30/45 minutes en footing pendant 2 mois. Pas de fractionné, pas de séance de côtes, pas de séance de seuil et pas de sortie longue plate ou en montagne (le tout en m’arrêtant en cas d’apparition de la moindre douleur). Puis de fonction au fur et à mesure des étapes avec le kiné et le podologue si je peux reprendre plus en fonction de l’évolution.

Protocole de soin avec le rouleau de massage avec TR-Point

Pour le plus grand plaisir de Thomas de TR-Point avec le retour que je lui ai fait de la part du médecin, j’ai pratiquer 3 fois par semaines le rouleau de massage GRID et STICK pour détendre au maximum mes membres inférieurs afin d’éviter tout blocage ou autre. Mais j’ai également continuer un travail de fond sur le TFL directement avec le rouleau GRID pour le soulager au maximum et favoriser son décollement pour qu’il frotte le moins possible.

J’ai également allez encore plus avec l’utilisation du GRID VIBE, un rouleau de massage vibrant permettant un pouvoir de pénétration bien plus important. C’est un autre monde. Je vous ferai un retour plus tard sur le blog.

Protocole de soin avec le kinésithérapeute du CMS

Le premier rendez-vous avec le kiné fut un peu perturbant. En effet, après un examen de mon genou, la question du kiné du Centre Medico Sportif de La Meinau fut « Mais pourquoi tu viens ? Tu n’as plus rien ! Qu’as-tu fais comme protocole depuis l’apparition du TFL ? As-tu encore mal ? »

A ces questions, j’ai donc expliqué tout ce que j’ai mis en place avec Thomas de chez TR-Point sur le TFL et les massages arnica/gaulthérie en complément sans oublié le repos, l’hydratation et un peu de nage. Par contre, avoir mal sur le dessous du genou est inhabituelle suite à une TFL même si je ne suis pas le premier à venir le même jour avec le même symptôme.

On part donc sur 5/6 séances histoire de faire des exercices de renforcement et de proprioception avant de passer au bilan podologique dans la foulée. Et on gardera sous le coude quelques séances au cas où que cela revienne à la reprise du trail.

Mais après une deuxième séance et avoir fait quelques footings souples sans douleur ni pendant, ni après… Cela questionne encore sur l’intérêt de continuer les séances. On se fixe alors un ultimatum. Si je reviens à ma 3ème séance avec le même bilan, nous arrêterons les consultations et je les garderai sous le coude pour plus tard en cas de récidive dans les 12 mois qui suivront. Et c’est ce qui arriva.

Bilan podologique et semelle orthopédique pour le sport

Quand je suis arrivé chez le podologue du CMS, nous avons d’abord procédé à un entretien pour expliquer ce qui m’amène à venir le voir. J’ai donc réexpliqué tout ce que j’ai déjà pu vous dire plus haut. Puis il procédé à une manipulation manuelle de mes jambes et une analyse visuelle avant de me mettre sur un tapis.

Il a effectué 2 analyses sur le tapis. Une en marchant et une en courant. Il est en sortie une pronation trop prononcée, une cause typique pour le syndrome de l’essuie-glace. Mais il est étonné que je n’ai pas eu de problème en 15 ans de course à pied sans être étonné étant donné que j’ai une très bonne foulée liée à l’utilisation de chaussure à faible drop.

Nous avons ensuite effectué un moulage de mes pieds. Et après une consultation de 45 minutes ou 1h, je ne sais plus, je suis repartie directement avec mes semelles pour courir. Il m’a expliqué qu’il préfère prendre plus longtemps les patients que de les faire revenir en sachant que tout le monde n’habite forcément pas à côté.

La pratique du sport pendant ces 2 mois

J’ai vraiment profiter de l’occasion pour souffler, faire du sport juste pour m’entretenir et appliquer à la lettre les recommandations données par le médecin du sport, du kiné puis du podologue avant de reprendre la pratique du trail.

Avant de reprendre vraiment la course à pied avec uniquement des footings, je me suis pas mal conservé en faisant de la marche et de la natation. En effet, mon métier me demande d’effectuer des évaluations sportives annuellement. Pour pouvoir les passer sereinement, notamment celles en course à pied, j’ai minimisé les risques pour avoir 20/20 et 18/20 à mes deux évaluations. Des notes essentielles pour moi pour montrer l’exemple aux plus jeunes.

Une fois cela passé ainsi que la première séance de kiné, j’ai repris avec des footings tranquillement avec un collègue de travail puis en solo (le rythme est différent mais beaucoup plus cool qu’habituellement). A l’écoute de mon corps, à l’écoute du moindre petit signe annonciateur d’une douleur en pensant uniquement à l’essentiel… courir. Des séances de 45 minutes et pas une minute de plus. Puis au vue des bilans avec le kiné, je suis vite repassé sur des séances de 1h toujours en souplesse. Pour au final une reprise du fractionné et sortie un peu plus longue sur le plat après le feu vert du podologue. J’ai donc profité de l’été pour me remettre sur le bon chemin avec ma fille et des run poussette qu’elle a adorée avant la reprise du spécifique trail.

Les semaines se sont suivies et se sont ressemblées. Je profite de chaque instant en courant avec le boulot, en solo, avec ma fille ou en famille après avoir investi dans une remorque 3 en 1 de chez Croozer (rapport qualité prix imbattable à mes yeux). Je cours désormais l’esprit léger et je pense sincèrement qu’il y avait une part de psychologique lié à ma vie perso dans cette blessure qui n’en avais pas vraiment l’apparence…

Voilà, je pense que je vous ai tout dis sur ce que j’ai vécu ces dernières semaines avec le syndrome de l’essuie-glace. Bien entendu, cette expérience est personnelle et ne s’applique pas à tout le monde. Nous ne sommes pas tous égaux face à la nature, nous n’avons pas le même métabolisme, nous ne suivons pas tous les mêmes protocoles, ect… Cet article est juste dans le but de partager mon expérience.

Je vous dis donc à très bientôt sur les sentiers et sur la toile.

Jerem Runner

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Elodie 22/08/2019 09:31

Quelle poisse ces tendinopathies ! Au final est ce que tu as trouvé une cause à cette soudaine inflammation ? Côté alimentation, il y a aussi des choses à regarder. Une hydratation insuffisante (comme tu le dis) ou un manque d'apport en antioxydants peuvent aussi intervenir. On peut alors augmenter sa consommation d'aliments riches en antioxydants (fruits et légumes frais biensûr mais aussi oléagineux, huile de lin, de colza...).