Jerem Runner

Ma pire erreur d'alimentation sur une épreuve d'endurance, et ce que ça m'a appris

Aujourd’hui nous parlerons peu mais nous parlerons bien. Ce ne sera pas un test produit, je ne parlerai pas de mes entraînements ni même d’une course en particulier. Aujourd’hui, je vais revenir un peu sur toutes mes années de pratique en course à pied en évoquant un sujet que peu évoquent et/ou osent en parler… Celui des erreurs en nutrition lors d’une épreuve d’endurance.

 

 

Ce n’est pas par hasard si je choisi d’aborder ce sujet avec vous aujourd’hui. En effet, j’ai été contacté par Elodie de www.recettes-de-sportif.com pour participer à un carnaval d’articles sur le thème "Ma pire erreur d'alimentation sur une épreuve d'endurance, et ce que ça m'a appris". L’occasion pour vous tous de découvrir mon expérience mais aussi celle d’autres coureurs, triathlètes ou cyclistes. Le principe est donc simple, chaque personne participant à ce thème doit publier un article avant une date donnée pour y être recensé. Un principe auquel j’avais déjà participé l’année dernière avant l’ultra-trail du haut-Koenigsbourg en parlant de la gestion de l’abandon.

 

A la différence de l’année dernière où j’avais partagé des témoignages de Matthieu et Céline en plus de mon point de vue, je vais rester sur ma propre expérience sur ce sujet de nutrition.

 

Quelle est ma pire erreur en alimentation et ses conséquences le jour J ?

 

La pire erreur à mes yeux que j’ai pu faire jusqu’à aujourd’hui est une erreur que beaucoup de monde peut faire lors d’une épreuve d’endurance. Mais bien entendu, ce qui peut être une erreur pour une personne peut n’avoir aucune conséquence sur une autre. Nous sommes tous uniques et nos corps réagissent différemment.

 

Cette pire erreur s’est passée à mes débuts en trail et principalement quand j’ai commencé à allonger les distances ou les temps d’effort en allant sur des courses avec plus de dénivelé. Comme tous les débutants, je n’y connaissais rien en nutrition sportive pendant l’effort… et encore moins sur un trail…

 

Un peu comme tous, je suis passé d’une marque à une autre à mes débuts pour tester en pensant que tel ou tel produit fonctionnerait vraiment… J’ai pris des gâteaux sport de plusieurs marques, différents gels, des pates de fruits, des barres énergétiques en passant par Apurna, Power Bar et Overstim (des grandes marques bien connues au packaging bien attirant). Et mon blog ne m’a pas aidé dans cette histoire car je suis régulièrement  contacté par ces marques pour rédiger des tests produits ou des comparatifs entre ces marques.

 

Du coup, à l’époque, dans un esprit de gain de temps et de situation de test optimale, j’attendais le jour d’une course pour tester tout ça et utiliser ces produits pour la première fois sans avoir goûté avant à l’entraînement… Il y a même une fois lors d’une course parisienne où j’ai même acheté des barres énergétiques toutes nouvelles pour les manger pendant la course…

 

En gros, à cette époque où j’apprenais le sport d’endurance de manière sérieuse, je faisais ce que je déconseille totalement de faire aujourd’hui autour de moi… (mais j’y reviendrai après dans « Qu’est-ce que cela m’a appris »).

 

Je me retrouvais affaibli avec des problèmes digestifs au cours de mes courses. J’avais l’impression de saturer dans mon organisme. Je ne comprenais pas pourquoi je n’arrivais pas à courir comme à l’entraînement… Il m’aura fallu du temps pour comprendre que ce n’était pas qu’une histoire de produits énergétique qui ne me convient pas.

 

Qu’est-ce que cela m’a appris ?

 

Après quelques recherches et de longues réflexions sur le pourquoi du comment, j’ai très vite compris que mon corps n’était pas habitué à cette alimentation énergétique à l’effort. En effet, je ne prenais rien pendant l’entraînement à part de l’eau pure alors qu’en course je lui envoie des tas et des tas de sucre (car c’est très sucré quand même les produits énergétiques)  pour lui donner toute l’énergie nécessaire.

 

J’ai donc appris que l’entraînement passe aussi par l’alimentation pendant l’effort. Il est essentiel d’habituer son corps à un type d’alimentation qui nous convient avant de se lancer sur une course avec cette alimentation. Il ne faut pas improviser le jour en mangeant tel ou tel chose parce que cela nous donne envie. Et il ne faut pas succomber à la tentation lors des ravitaillements où tout est présent (sucré, salé, eau plate, eau gazeuse, soda, boisson chaude…). On peut tout à fait s’y faire plaisir. Mais avec le cumul des courses que l’on a derrière nous et l’expérience donc, il faut essayer de varier le moins possible et prendre uniquement les choses que l’on sait que l’on digère.

 

Je vais prendre l’exemple du Coca-Cola où beaucoup de monde saute dessus parce que c’est rafraichissant et plein de sucre. Alors oui, il n’y a rien de plus agréable qu’une boisson fraîche pendant une course pour se rafraichir. Mais malheureusement, ce n’est pas la meilleure solution. Il est préférable de boire une boisson chaude, à température ambiante ou modérée pour ne pas créer comme un choc thermique dans notre organisme. Certains diront qu’ils n’étaient juste pas bien sur leurs courses…

 

Que ce soit avec cette boisson, la découverte de nouvelle chose, etc… ce sont des détails que l’on retrouve chez de nombreuse personne quand ils disent qu’ils n’étaient pas bien aujourd’hui sur la course. Et en étant passé par là, je le détecte rapidement en discutant avec ceux qui m’entoure. Je vais droit au but et ils connaissant ma franchise quand c’est ce problème qui est venu gâcher leur course…

 

Pour résumer

 

Le jour J, ayez une alimentation que vous connaissez. Ne laissez pas la place à l’improvisation. Cela vous permettra de profiter au maximum de votre course tout en respectant votre corps et votre organisme. Car il y a bien une chose dont je suis sûr, respectez votre corps et il vous le rendra.

 

Dans mon cas personnel, dans ma pratique du sport, j’utilise exclusivement les produits de la marque TailWind Nutrition (où vous pouvez bénéficier de -10% avec JEREM10) dès que je cours plus de 1h ou si je fais des séances plus courtes mais très intenses. C’est devenu naturel d’utiliser cette boisson, elle est même stockée directement dans ma cuisine. Et lors des ravitaillements sur les courses, je me contente de l’eau plate et du saucisson que je mange aussi régulièrement lors de mes entraînements.

 

Et vous ? Quelle est votre pire erreur en alimentation ? Quelle est votre stratégie depuis ? N’hésitez pas à partager votre expérience en commentaire pour échanger ensemble.

 

A bientôt

 

Jerem Runner

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Commenter cet article

Cassiusboro 16/04/2019 18:36

Salut jerem. Ravi de te retrouver par ici.
Je partage totalement la philosophie de ton article. J'ai tendance à toujours sourire un peu sur les salons lors des marathons où l'on te fait goûter énormément de produits "novateurs".
L'argument principal de nombreux vendeurs étant justement le côté "non-impactant" sur la digestion.

Par contre, le coup du saucisson comme ravito de référence, c'est vraiment spécifique. :p

À bientôt !