Jerem Runner

UTHK – Acte 1 - Toute une organisation à mettre en place

Avant de commencer mon article, pourquoi « acte 1 » ? Tout simplement car j’ai envie de vous raconter ma course en plusieurs acte qui me simple clés à mes yeux. Vous retrouverez donc 5 actes autour de mon expérience sur l’ultra-trail du Haut-Koenigsbourg et tout commencer aujourd’hui à quelques jours du départ de l’aventure.

Ce n’est pas rien de s’aligner sur un ultra-trail et encore moins quand c’est la première fois. On a beau avoir l’habitude d’accrocher des dossards pour quelques heures de courses que l’on court sur la même journée, un ultra-trail c’est différent. C’est d’autant plus différent quand celui-ci a lieu sur deux jours différents. En effet, avec ces 108 km et 4500m de dénivelé positif et un départ à 21h le samedi, il faut se mettre à l’idée que l’on ne va pas revoir ces proches avant le lendemain.

Cela demande déjà une organisation sur le plan logistique, hébergement, transport quand on participe à un trail. Mais je pense que participer à un ultra demande plus de rigueur dans l’organisation même si ce sont les mêmes points qui seront réfléchi.

Tout commence par l’organisation du week-end

Cela fait des semaines, voire même des mois, que je réfléchi à l’organisation de ce week-end avec mon ami Matthieu qui me fait l’honneur d’être présent. C’est l’homme de l’ombre, celui des coulisses, celui avec qui on partage toutes nos séances, expériences et divers blessures ou douleurs. Nous n’avons pas la même expérience, mais nous sommes très complémentaires.

Donc forcément, le week-end commence par les retrouvailles à l’aéroport de Strasbourg le vendredi après-midi quand j’irai chercher Matthieu qui arrive d’Aix-en-Provence. Cela me touche vraiment qu’il fasse un si long déplacement pour me soutenir durant l’effort. Lui aussi, il fera l’ultra-trail, mais d’une autre manière.

Mais avec un départ à 21h le samedi, il faut quand même drôlement bien organiser son sommeil pour être frais sur la ligne de départ et encaisser cet effort. Alors je prévois de faire une sieste le vendredi après-midi pour décaler mes horaires de sommeil dans la nuit de vendredi à samedi. Et idéalement je referai également 2 siestes le samedi dans la journée avant de prendre la route pour Kintzheim avec Matthieu. Moment difficile où je dirai au revoir à ma compagne que je ne reverrai que le lendemain en fin d’après-midi…

Je prévois un départ entre 15h30 et 16h pour arriver vers 17h sur place, soit 4h avant l’heure du départ. Un horaire suffisamment tôt pour récupérer tranquillement le dossard en présentant le matériel obligatoire, monter au château loin de toute l’agitation de la course pour souffler avec Matthieu et faire un dernier point avant de me mettre dans ma bulle.

Le matériel

Cela fait des semaines et mêmes des mois que je cours avec le matériel que je vais utiliser au cours de l’ultra-trail du Haut-Koenigsbourg. C’est un détail plus que primordial à mes yeux. Cela permet de connaître par cœur ce que l’on utilise ainsi que nos faits et gestes avec ce dernier. Cela permet également de connaître la réaction sur nous du textile après plusieurs heures d’efforts.

La majorité de mon équipement est de chez CimAlp dont je fais partie de l’équipe des testeurs. En faisant partie de cette équipe, cela me permet d’avoir un avantage non négligeable et donc de pouvoir m’équiper correctement avec un rapport qualité/prix exceptionnel.

Short, t-shirt, casquette, buff, veste coupe-vent, veste imperméable avec capuche… Tout y passe en matière de textile sauf pour les chaussettes où je fais confiance à mon partenaire Rywan !

Pour les chaussures, je fais confiance depuis plus d’un an maintenant à la marque Altra avec mes Olympus qui me suivent partout avec leur fameux zéro drop. Je suis loin d’être minimaliste pour mes pieds et le confort lié à l’amortie oversize de cette chaussure est certainement le meilleur compromis pour affronter un ultra.

Et en ce qui concerne le portage, depuis le mois de mars, je cours avec le Olmo 12l de chez Raidlight que je connais désormais par cœur. Le moindre emplacement n’a pas de secret pour moi et tout le matériel obligatoire y est parfaitement installé. D’ailleurs avec ce sac, je cours avec 2 bidons de 950ml qui me permettent d’être serein en termes d’autonomie (4h environ sans ravitaillement).

Bien entendu, je n’oublie pas ma frontale Led Lenser H7.R2 qui m’accompagne depuis la SaintéLyon 2015 et qui a une autonomie incroyable. De quoi pouvoir passer toute la nuit sans problème.

Mais en ce qui concerne l’équipement obligatoire, je me contente du strict minimum car Matthieu assurera une « assistance » sur la course. Ce qui me permettra dans les 3 zones autorisés de pouvoir avoir des vêtements et chaussettes sec et propre en fonction de ce que nous réserve la météo. En effet, en montagne, la météo est peu prévisible.

Retrouvez la quasi totalité de mon équipement dans la rubrique "J'ai testé pour vous...".

La nutrition

Pas de secret également dans ce domaine, pour affronter les 108 km du Haut-Koenigsbourg, je fais confiance à ma stratégie qui dure depuis des mois. Et tout commence par la boisson avec TailWind Nutrition, une boisson tout en un que je vais boire 500 ml par heure.

Je ne vais pas parler de miracle, mais avoir une boisson que l’on digère parfaitement et avec laquelle on ne rencontre aucun trouble digestif, c’est tout de même extrêmement rare. Donc difficile de se passer de se partenaire de choix qui me fait confiance depuis le début de l’année en faisant partie des TrailBlazers.

Par contre, je ne vais pas oublier mes petits plaisirs dans mon sac. Des petits plaisirs qui m’apporte plus du réconfort que de l’utilité. Avec moi, quand je cours, je ne quitte plus mes petites bouchées de saucisson que j’achète en vrac chez Day by Day Neudorf ainsi que des pâtes de fruits.

J’ai dû d’ailleurs anticipé énormément ce détail pour en avoir suffisamment car le magasin était fermé tout le mois. Alors j’ai dû réfléchir à ça déjà fin juillet pour ne pas être pris par surprise et un manque d’organisation.

L’assistance

L’organisation permet aux coureurs de bénéficier d’une assistance à trois endroits bien défini sur le parcours. Et comme je vous ai expliqué plus tôt, Matthieu va se charger de ces assistances sur ma course.

L’effort sera-t-il plus beau ou moins en fonction que l’on est une assistance ou non ? Je ne me pose pas la question. Je me dis que si l’organisation de la course le permet, pourquoi ne pas en profiter pour alléger le sac. Surtout quand on a quelqu’un avec qui partager l’aventure. Car en plus d’être présent sur les zones d’assistances, Matthieu viendra également m’encourager sur le parcours à chaque ravitaillement.

Donc courir avec assistance demande une organisation également et anticiper pas mal de choses. Mais cela permet également de savoir exactement ce que l’on aura en ravitaillement à ces moments de la course sans trop réfléchir à quoi prendre et ne pas prendre. Quand on a des habitudes, difficiles de passer à côté.

J’ai donc confectionné trois sacs d’assistances avec des bidons prêt à l’emploi, des sticks TailWind à utiliser sur les autres ravitaillements, des vêtements propres, des sachets de saucisson et pâtes de fruit pour remplacer ceux que j’ai sur moi (vide ou non, je ne réfléchis pas trop), etc… Et avec chaque sac, j’ai confectionné une liste de tâche pour Matthieu comme changer la batterie de la frontale (même si je suis large, je préfère ne pas prendre de risque), me préparer distinctement mon ravitaillement que j’ai défini avec boisson et encas.

Je trouve cela excitant de préparer ce genre de détails même si je serai loin de me prendre la tête sur l’instant pendant la course.

Les réseaux sociaux

Difficile de dire comment cela va se passer sur les réseaux sociaux, même à quelques jours du départ. Je vais donner les accès à Matthieu pour vous faire partager mon aventure avec des photos ou juste avec des petits mots pour vous dire comment je me sens, l’impression que je donne et où j’en suis sur la course. Tout cela dépendra de la couverture du réseau téléphonique principalement au milieu des massifs.

Voilà ce que j’ai à vous dire sur mon organisation autour de ce défi personnel et première expérience dans le monde de l’ultra-trail. J’ai la chance d’avoir une telle épreuve proche de chez moi, ce qui nécessite donc moins d’organisation que lorsque l’on doit faire un long déplacement. Je vous dis donc à très vite pour partager avec vous cette expérience. Et je dis à ce week-end à certains d’entre vous qui seront présent sur une des distances proposées.

Jerem Runner

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