Jerem Runner

Première course de la saison - Le trail du Taennchel

Après ma déconvenue du mois de mars entraînant une annulation de ma participation au trail du Petit Ballon, je ne vais pas vous cacher que je suis resté sur ma faim. En effet, je me sentais tellement bien et prêt à affronter ce sommet des Ballons d’Alsace, que j’ai été déçu de ne pas avoir participé dans les conditions hivernales de cette année. Alors je vous laisse imaginer dans quel état j’étais avant de prendre le départ du trail du Taennchel le 3 juin dernier.

L’avant course

Avec un départ à 9h de Ribeauvillé, il faut avoir une organisation ficelé pour être en tenu avec le dossard bien accroché sur la ligne de départ quand on habite à une cinquantaine de minutes de routes. C’est donc à 5h50 que le réveil a sonné pour prendre tranquillement mon petit déjeuner et vérifier une dernière fois que je n’ai rien oublié de préparer avant de partir.

La distance du trail du Taennchel est une distance que je connais parfaitement car j’effectue la même à l’entraînement. Je peux donc prendre la route sereinement et sans appréhension en faisant un dernier point sur la météo du jour…

Mais pour me rendre sur la course, j’ai décidé de faire du covoiturage avec des filles de mon groupe du mercredi comme Marie avec qui je cours plus que le mercredi. Nous sommes donné rendez-vous à 7h00 à deux pas de chez moi pour qu’elle m’emmène. Donc une fois arrivée à Ribeauvillé, c’est direction la zone de départ/arrivée afin de récupérer nos dossards avant de retourner à la voiture pour nous préparer pour nos courses (les filles sont sur le 22 km et se prépareront plus tard).

Je profites un peu du temps que j’ai devant moi pour me poser un peu avec elles avant de m’échauffer brièvement histoire de faire monter un peu le cardio. Le départ risque d’être rapide en ville pour pouvoir bien se placer dans la première ascension de presque 900m de D+ sur 7/8 km… Alors il est important de ne pas négliger ce détail.

Une fois mon échauffement terminé, je ne me rends pas trop tard sur la ligne de départ afin de me placer dans les premiers rangs (pour ne pas dire tout devant) pour ne pas être trop gêné au coup de sifflet. Je suis en forme, je viens prendre du plaisir avant tout mais je viens également me jauger sur un trail cours dans ma nouvelle région. Je profite donc de l’atmosphère de la course  tout en entrant dans ma bulle sur ces derniers instants avant le top départ.

Après les quelques petits rappels pour le balisage, la chaleur et les tiques, c’est le départ qui est donné. Mais en m’étant placé tout devant, j’aurai être doublé rapidement. Or ce n’est pas le cas. A part une fusée qui est partie devant et que j’ai laissé partir, un groupe c’est installé derrière moi sur les premières centaines de mètres. A croire que personne n’osait partir à la chasse de la fusée devant nous (chose que je comprends, on est encore en ville et on n’a pas encore attaqué les sentiers).

Le temps de traversé la ville et nous voilà dans la première ascension du jour où je me cale à mon rythme et je laisse filer devant moi mes acolytes. Pas que je ne peux pas les suivre, mais cela va beaucoup trop vite pour moi si je veux être sûr de durer sans craquer.

Les sentiers sont à la fois large et des singles, roulant et cassant, tout plat et avec des rochers… Au moins, cela met tout de suite dans l’ambiance et je sais donc à quoi m’attendre tout au long du parcours.

Cette première ascension est en deux parties. Sur la première qui nous mène jusqu’à un premier château, je n’étais pas forcément à l’aise. Il faisait déjà bien chaud, je n’arrivais pas me décider avec mon sac que je décroche sur la poitrine ou non comme à l’entraînement. Mais le rythme étant tellement bon que je me décide de le laisser accrocher après cette première étape.

Ensuite, j’arrive à garder mon rythme et être vraiment à l’aise en courant la majorité du temps. Je me mets à marcher sur les micros passage où la pente était vraiment plus raide. D’ailleurs sur la deuxième partie de l’ascension, le sentier est majoritairement large avant d’entrer sur un single avec un petit groupe de 4 (après avoir croiser Sébastien Spehler à l’entraînement).

Puis après avoir été légèrement gêné par des coureurs en ballade sur les sentiers en début de descente et du mal à doubler un concurrent, j’ai bien dérouler dans la première longue descente pour ne pas laisser trop filer 2 de mes comparses qui ont profiter d’une bonne occasion pour filer.

Quand le champ de vision me le permettait, j’ai pu voir que tous les coureurs étaient éparpillés, il n’y avait plus de groupe comme au départ. Au mieux, il y avait des binômes. Ca me rassure  un peu, et je me dis que j’ai bien fait de gérer mon allure en voyant que je commence à réduire des écarts après à peine 8 km…

Ma stratégie de course étant de ne pas m’arrêter aux ravitaillements en ayant emporté suffisamment sur moi, cela surprend les bénévoles et d’autres participants de me voir filer avant d’affronter un véritable mur. J’en avais pas forcément pris conscience en ayant observé le profil de la course mais c’est peut-être bien le passage le plus difficile de la course. Un mur avec quasiment pas de trace de sentier ou single où la seul solution pour bien avancé est d’appuyer sur les cuisses ! Pour ça, j’ai glissé mon dossard dans le dos pour ne pas être gêné ou l’arracher accidentellement.

C’est au cours de ces 2 longues ascensions que l’on atteint le point culminant de la course à 944 m d’altitude. Il y a en aura encore d’autres après mais ce ne sera plus aussi long. Et pendant le mur, j’ai maintenu les écarts et même réduit certains après un petit boost de motivation par un enfant juste avant qui compté nos places. J’étais donc 23ème et cela motive pour se donner un peu plus.

Bon j’aurai peut-être dû donner un peu car dans la descente qui a suivi, je suis tombé deux fois tout en dépassant 3 concurrents. Elle fut très technique au début avec peu, voir pas de chemin tracés avant d’être en single pour dérouler avant d’arriver au 2ème ravitaillement où je surprends les bénévoles qui font la circulation. Ils ont dû l’arrêter rapidement en me voyant ne pas m’arrêter. Nous sommes presque à mi-course et je me sens vraiment bien désormais sur le rythme que je m’impose. Je cours tout le temps que cela est possible et je marche sur les moments vraiment très pentu ou très technique.

Après une brève ascension, nous aurons la seule descente avec vraiment beaucoup de boue… Tout le reste du parcours est sec. Et vue l’épaisseur, je ne prends pas trop de risque et je ne déroule pas ma foulée.

Pour la suite de la course, rien d’exceptionnelle. Je maintien mon rythme de course et ma stratégie en ne m’arrêtant pas aux ravitaillements. D’ailleurs, je crois que sur le dernier ravitaillement, j’ne ai surpris plus d’un alors que nous revenions en même sur les participants du 22 km. J’ai senti derrière moi que c’était reparti plutôt vite en m’ayant vu tracé droit devant pour attaquer la dernière partie de la course.

Le sentier est suffisamment large pour grimper en courant sans être gêné par les participants du 22 km avant d’arriver sur un très long single vraiment étroit où il fut difficile de doubler pour perdre le minimum de temps. Et c’est là que je croise Stéphane, que je commence à bien connaître, qui m’encourage pour les derniers kilomètres qui nous attendent. En effet, après cette dernière ascension, on descend tout droit vers l’arrivée. A ce moment je fais un léger point sur le classement, je dois être 18ème de tête en comptant plus ou moins les différents chassés croisés dans les descentes.

Une fois le single terminé et un léger début de crampe qui est passé vite, je marche un peu pour boire une dernière fois. Je me fais dépasser par un coureur de chez Matrat Training (celui qui est derrière moi sur la première photo). Nous n’avons pas arrêté de nous croiser pendant la course. Et dans ses pas, c’est la première féminine qui passe. Alors là, il n’y a pas photo, il faut remettre les watts et profiter de leurs élans pour foncer dans la dernière descente.

Un début de dernière descente qui est magique avec du single et des lacets, mais je perds du temps coincé derrière 2 coureurs du 22 km qui refuse de se décaler un petit peu pour laisser passer… Je suis obligé de couper dans 2 virages en manquant une 3ème chute pour pouvoir passer et relancer pour tenter de revenir sur mes prédécesseurs.

Nous arrivons ensuite dans les vignes, sur du bitumes où ça va donc courir encore plus vite. En regardant mes stats après, j’ai tourné sur du 14,5 km/h de moyenne sur les 3 derniers kilomètres. Derniers kilomètres exposé en plein soleil !

Je reconnais Marie au loin qui est sur le 22 km, je l’encourage au loin et elle me dit d’aller chercher le coureurs de chez Matrat Training (elle fait partie du même club pourtant). Alors, après ces mots, j’accélère encore. Je reviens sur la première féminine puis ce fameux coureur ! Les deux ont bien regardé mon dossard pour être sûr que nous étions bien sur la même distance. Et ça accélère de nouveau.

Malheureusement pour moi, ils en avaient un peu plus sous le pied que moi en rentrant dans Ribeauvillé. Mais je ne lâche pas quand même, je suis fier d’être 20ème et je n’ai pas envie de perdre ma place bêtement.

Je boucle donc le trail du Taennchel en 3h22’54’’ à la 20ème place en étant fier de ma gestion de course et de mes sensations.

Et après ? Faut-il en tirer un bilan de ce premier dossard ?

Après avoir franchi la ligne d’arrivée et mettre posé à l’ombre des arbres le temps de me faire mon ravitaillement d’après, je me suis moi-même posé la question de ce que je pouvais en tirer de cette expérience.

Tout d’abord, le résultat me conforte dans mes entraînements. Je suis arrivé l’été dernier avec une bonne base loin des montagnes. Et aujourd’hui, je commence à bien cumuler les séances de côtes hebdomadaires et les sorties longues en montagnes. De plus, mes séances de travail d’allure m’ont bien aidé pour maintenir le rythme pendant la course.

Aujourd’hui, je donc plus que satisfait de faire un tel résultat. Pour un meilleur résultat, il faut encore de l’entraînement. Mais quand je vois que le vainqueur n’a pas le matériel obligatoire… On ne joue pas dans la même catégorie… Mais je me dis qu’il faudrait que tous les organisateurs tapent du poing sur la table en faisant respecter strictement leurs règlements.

Ensuite, le résultat de la course n’est qu’une satisfaction personnelle. Et quand je prends le départ, je ne me fixe rien de précis. Le principal est de m’écouter, courir à la sensation et de profiter de l’instant. Le classement et le temps n’est que du bonus. Mais je sais que vous êtes beaucoup à y accorder beaucoup d’importance.

Pour finir, le trail du Taennchel n’est qu’une mise en jambes pour moi dans la préparation de l’UTHK en septembre avec le trail du Pays Welche en juillet. Ce trail sera une dernière grosse répétition avec un dossard avant de me lancer dans la dernière ligne droite de la préparation.

Donc, je n’en tire pas un véritable bilan comme on peut l’entendre. Bien que j’aie une idée à l’avance de mon niveau au vu de mes entraînements, j’étais loin de me douter de faire une si belle course sur tous les plans pour une première dans ma nouvelle région.

Je ne vais pas dire que j’hâte de voir la suite de la saison, ce serai ce mettre une pression inutile le 8 juillet prochain. Par contre je suis curieux de voir ce que je vais donner sur une distance plus longue.

Je vous dis donc à très bientôt

Jerem Runner

PS : Je dédicace cette course à mon fils, mon petit ange partie bien trop tôt. Merci de veiller sur moi quand je pars courir pendant des heures. Nous partageons cela ensemble à notre manière, pas comme je l’aurai voulu. Je t’aime.

Première course de la saison - Le trail du TaennchelPremière course de la saison - Le trail du TaennchelPremière course de la saison - Le trail du Taennchel

Et après ? Faut-il en tirer un bilan de ce premier dossard ?

Après avoir franchi la ligne d’arrivée et mettre posé à l’ombre des arbres le temps de me faire mon ravitaillement d’après, je me suis moi-même posé la question de ce que je pouvais en tirer de cette expérience.

Tout d’abord, le résultat me conforte dans mes entraînements. Je suis arrivé l’été dernier avec une bonne base loin des montagnes. Et aujourd’hui, je commence à bien cumuler les séances de côtes hebdomadaires et les sorties longues en montagnes. De plus, mes séances de travail d’allure m’ont bien aidé pour maintenir le rythme pendant la course.

Aujourd’hui, je donc plus que satisfait de faire un tel résultat. Pour un meilleur résultat, il faut encore de l’entraînement. Mais quand je vois que le vainqueur n’a pas le matériel obligatoire… On ne joue pas dans la même catégorie… Mais je me dis qu’il faudrait que tous les organisateurs tapent du poing sur la table en faisant respecter strictement leurs règlements.

Ensuite, le résultat de la course n’est qu’une satisfaction personnelle. Et quand je prends le départ, je ne me fixe rien de précis. Le principal est de m’écouter, courir à la sensation et de profiter de l’instant. Le classement et le temps n’est que du bonus. Mais je sais que vous êtes beaucoup à y accorder beaucoup d’importance.

Pour finir, le trail du Taennchel n’est qu’une mise en jambes pour moi dans la préparation de l’UTHK en septembre avec le trail du Pays Welche en juillet. Ce trail sera une dernière grosse répétition avec un dossard avant de me lancer dans la dernière ligne droite de la préparation.

Donc, je n’en tire pas un véritable bilan comme on peut l’entendre. Bien que j’aie une idée à l’avance de mon niveau au vu de mes entraînements, j’étais loin de me douter de faire une si belle course sur tous les plans pour une première dans ma nouvelle région.

Je ne vais pas dire que j’hâte de voir la suite de la saison, ce serai ce mettre une pression inutile le 8 juillet prochain. Par contre je suis curieux de voir ce que je vais donner sur une distance plus longue.

Je vous dis donc à très bientôt

Jerem Runner

PS : Je dédicace cette course à mon fils, mon petit ange partie bien trop tôt. Merci de veiller sur moi quand je pars courir pendant des heures. Nous partageons cela ensemble à notre manière, pas comme je l’aurai voulu. Je t’aime.

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