Trail en Eure-et-Loir - La sortie longue !

Publié le par Jerem Runner

C’est à l’occasion d’une sortie que j’ai organisé sur ma page facebook dimanche dernier que je vous emmène aujourd’hui sur une des séances clés de notre pratique de trailer, la sortie longue. Accompagné de Fabrice et de Thibault (Vegetal Run et Echorun), je vous emmène à la découverte d’un de mes parcours régulier pour faire la traditionnelle SL.

Mais avant de vous parler de ma ballade, certains d’entre vous n’ont peut-être jamais entendu parler de « sortie longue » ou ne savent pas à quoi ça correspond. Je vais donc essayer d’être le plus clair possible. Mais comme pour chacun de mes conseils, cela n’engage que moi, ma pratique et ma vision du trail.

La sortie longue, à quoi est-ce que cela correspond ?

Est-ce une notion de distance, de dénivelé, de temps d’effort ? C’est un peu tout à la fois en fait. Contrairement à la course sur route où les entraînements seront calqué sur une distance et des rythmes bien définis à l’avance, chaque parcours sont différent en trail et ont chacun leurs difficultés.

La sortie longue dans la cadre de la préparation d’un trail roulant, c’est-à-dire avec peu de dénivelé,  se base surtout sur une notion de distance sur des terrains équivalents. L’Eure-et-Loir est propice à ce genre de préparation étant donné que nous sommes quasiment à plat. Il est donc plus facile de préparer un trail en Bretagne que de préparer un trail dans les Alpes.

Mais pour la préparation d’un trail roulant, il ne faut pas se contenter de la distance pour préparer sa course. Quel que soit la distance de trail, vous devez certainement avoir un objectif de temps et donc d’allure moyenne (même si en trail pur, la notion de temps est anecdotique).

Comment prépares-t-on alors un trail accidenté et même un trail en montagne avec des sorties longues chez nous ?

Honnêtement ? Pour un trail en montagne, c’est un peu compliqué de calqué une sortie longue chez nous car elle sera incomparable avec le jour J. Mais bien entendu il faut en faire quand même.

Dans mon cas, je n’ai pas encore fait de trail en haute montagne comme les Alpes, mais je me suis déjà rendu en moyenne montagne comme le massif du Sancy pour le Trail Hivernal du Sancy et le massif Lyonnais pour la SaintéLyon. Il m’est donc difficile de vous conseiller par une expérience concrète pour des épreuves tel que la 6000D, le marathon du Mont-Blanc ou autres.

Dans une préparation tel que la SaintéLyon, on peut plus ou moins bien se jauger et se fixer un objectif réalisable (si vous vous connaissez vraiment bien, n’hésitez pas à utiliser « Course Generator » pour simuler votre course).

Il n’est donc pas obligatoire de faire un week-end choc ou des sorties vraiment vallonnées si vous espérer finir cette épreuve en moins de 10h.

Par contre, si vous préparer des trails avec beaucoup de dénivelé, je ne peux que vous conseiller d’au minimum vous rendre dans les Alpes mancelles, en vallée de Chevreuse ou à Fontainebleau. Et bien entendu au mieux, de vous rendre en montagne pour vous faire ce que l’on appelle un week-end choc pour cumuler de la distance et du dénivelé et donc peaufiner votre technique.

Y-a-t-il une durée ou une distance max pour une sortie longue ? Une règle ?

Il n’y a pas vraiment une règle lorsque l’on parle de sortie longue, mais on peut en trouver plusieurs sur la toile. Mais après plusieurs recherches et essais, je m’impose une règle que ne peux que vous conseiller.

Je ne réalise aucune de mes sorties longues en fonction d’une distance lorsque je prépare une course, je les réalise avec une notion de temps d’effort. Parce que savoir courir une distance de X km, c’est une chose. Mais savoir courir X heures, c’est autre chose. Et par X heures, je me limite bien entendu. Comment ? Je me limite au 2/3 du temps d’effort prévue le jour J.

Quelques autres conseils sur la pratique de la sortie longue ?

  1. Si vous n’avez pas l’âme d’un loup solitaire, n’hésitez pas à vous trouver un ou plusieurs compagnons de route avec qui vous ne vous tirerez pas la bourre pendant la sortie (et pas forcément des gens qui préparent la même course que vous mais adepte de la sortie longue).
  2. Partir en loup solitaire, ça ne fait pas de mal non plus car lors d’un trail vous pouvez vous retrouver seul pendant de longs moments (et pas que quelques minutes). Ce n’est pas le moment le plus facile, alors ça forge le mental de s’y préparer. Mais surtout, prévenez à l’avance sur votre secteur d’entraînement en cas de problème et ne partez pas sans votre téléphone.
  3. N’hésitez pas à ajouter durant votre sortie longue de la séance de qualité, c’est-à-dire de faire un peu de seuil soit sur un temps bien défini, soit sous la forme de fartlek. Mais vous pouvez aussi y ajouter une séance de côtes ou de passage technique si un endroit et propice sur votre parcours.
  4. Utilisez l’équipement que vous utiliserez le jour J, c’est l’occasion idéale. Tout comme tester ce que vous emporterez en liquide et solide sur vous pour vous ravitailler.

Vous vous doutez bien, en voyant la trace d’un parcours, que j’en ai fini avec mes conseils sur les sorties longues. Maintenant je vais vous présenter ce parcours où je fais régulièrement mes SL et où vous pouvez me croiser.

Initialement, j’ai découvert ce parcours en faisant du VTT sur le site de 123randonnées.fr en voulant partir un peu à l’aventure autour de Chartres. Pas trop long et pas trop court, il fait 17,5 km sur sa version orignal.

Au départ du stade des Grand Près, et plus précisément du terrain de tennis couvert du Rigeard, j’ai un peu adapté le parcours avec le temps. Mais il n’est pas bien difficile de se repérer si vous avez peur de vous perdre. Une fois sur les bords de l’Eure, vous avez juste à suivre le balisage des parcours VTT.

Dans mon adaptation, j’emprunte la première partie du parcours trail avant de monter sur la droite. Mais là aussi, j’emprunte la petite trace que l’on aperçoit sur la droite pour monter jusqu’en haut en mode trail.

Il s’en suit un peu de route au milieu des maisons et un peu de traversé de champs avant de se faire une petite trace en single en arrivant sur Gasville-Oisème, puis une jolie petite côte avant de s’enfoncer dans un sous-bois qui nous permet de traverser la ville agréablement.

Après quelques centaines de mètres sur route, vous apercevez le bois de Oisème au loin que nous traversons. Ca respire la nature, et on y est bien ! Mais attention quand même, ne vous fiez pas à la largeur du chemin car avec les pierres, il faut rester vigilant. A la fin du bois de Oisème, je ne suis pas vraiment le parcours VTT qui se faufile devant nous vers la route. Je prends sur la gauche pour me diriger sur une descente en zigzag entre les arbres. Puis il n’est difficile de reprendre le parcours VTT, à droite sur la route et on traverse Saint-Prest sur la route.

Dans la côtes qui nous fait sortir de Saint-Prest, je prends le chemin sur la gauche pour rejoindre le parcours un peu plus loin au milieu des champs. La foulée nous emmène jusque Le Gorget par la route. Mais dans la descente, reprenez le chemin sur votre droite pour un faux plat montant comme on a pu en avoir depuis le début.

A gauche, puis encore à gauche, c’est du zigzag au milieu de la faune et de la flore où on prend vraiment du plaisir de se couper de la civilisation.

A la sortie du sous-bois, c’est à droite toute au lieu de filez droit devant dans notre foulée lancé en descente. On revient un peu sur la route en prenant à gauche au bout du chemin et attrapez le parcours du GR655 qui se faufile entre deux maisons.

On descend l’escalier, soit par les marches ou par le bord très accidenté avant de revenir sur l’étang de Lèves et reprendre la direction du point de départ.

Sur la trace que je vous ai fourni juste avant le descriptif, le parcours a été fait dans l’autre sens (première fois pour moi et ça casse la routine). Mais vous y trouverez l’ensemble des détails beaucoup plus précis que mes explications.

J’aime beaucoup m’entrainer sur ce parcours où je fais souvent un peu de seuil quand je le fais en solo. Le parcours est assez roulant avec de nombreux faux plats montant qui peuvent casser les jambes de certains trop habitué au plat. Je ne peux donc que vous le conseiller pour débuter en sortie longue nature sans avoir besoin de technique. Et pour l'avoir fait dans le sens inverse, bien que le dénivelé positif soit identique, le parcours m'a donné l'impression de demander un peu plus d'engagement physique.

N'hésitez à revenir ici me donner vos impressions en commentaires sur ce parcours.

Je vous dis à bientôt pour de nouvelles aventures.

Jerem Runner

Publié dans Trail en Eure-et-Loir

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Fabrice 24/08/2016 15:58

Très bon parcours... j'ai meme eu le droit à une séance de sprint avec un petit chien ;-)