Trail de Soulaires ! Une bonne manière de lancer l’année !

Publié le par Jerem Runner

Voilà presque 2 mois que la SaintéLyon est passée et 1 mois que j’ai repris activement l’entraînement. Il était donc temps pour moi d’enfiler un premier dossard pour lancer l’année 2016 à l’occasion du 20 km du trail de Soulaires en Eure-et-Loir.

Trail de Soulaires ! Une bonne manière de lancer l’année !

Le rendez-vous est donné à 16h30 avec Olivier, le coach de Chartres Vertical, pour nous rendre dans le petit village de Soulaires qui double sa population le temps d’une course. Une fois sur place, c’est comme une petite fourmilière qui s’agite. Les bénévoles se mettent en place, les coureurs arrivent et vont retirer leurs dossards.

Sur place, nous retrouvons le reste du groupe inscrit à la course (Antoine, Marion, Julien et Philippe) pour échanger quelques mots avant partir nous échauffer tous ensemble.

Echauffement

Nous partons sur la première partie du parcours pour tater le terrain tout en faisant nos gammes (talons fesses, montées de genoux, pointes, pas chassés…). Nous découvrons un terrain très gras dès la première bosse. Une descente et nous sommes revenus dans le village pour terminer l’échauffement sur une petite côte.

Nous observons le départ du 10 km pour encourager Philippe et nous repartons sur la côte pour ne pas nous refroidir. Quelques accélérations, il est temps de rejoindre la ligne de départ.

La course

Pendant les quelques derniers mots de la part du speaker avant le départ, je vérifie que tout est en place (frontale, gourde, dossard) et on se donne quelques mots d’encouragement avec le groupe.

Dans les premières positions derrière la ligne de départ, je suis idéalement placé pour faire ma course dans les meilleures conditions et être bien lancé dans la foulée du coach.

Trail de Soulaires ! Une bonne manière de lancer l’année !

3, 2, 1, top départ !

Ca accélère d’un coup pour ensuite ralentir quelques mètres plus pour entrer dans le premier chemin qui nous conduire sur la première côte. Je dois être dans les 10-15 premiers mais je sais que je ne garderai pas cette place longtemps. Avec des Ascics Trabucco au pied, je n’ai pas la paire de chaussure idéale pour courir dans la boue. Mais à cet instant, je ne sais pas encore ce qui m’attend vraiment alors je garde le rythme.

Après 2 km, nous arrivons déjà sur des participants du 10 km partie 15 minutes plutôt. En plus d’être concentré sur la course, il va falloir être bien concentré sur les dépassements. Tous ne sont pas habitués au trail et aux petits mots « gauche » et « droite » qui indique le côté par lequel on va passer.

Les chemins sont plutôt large, beaucoup cours au milieu, moi j’adopte la stratégie de courir les bords des chemins. Ca me permet à la fois de doubler facilement ceux du 10 km et de limiter la fatigue avec la recherche d’appuis dans la boue.

Deux passages de cours d’eau et surprise, on plonge complètement dans le cours d’eau pendant 50 mètres (de l’eau jusqu’aux genoux) avant de remonter avec l’aide d’une corde sur le chemin glissant comme jamais

La suite du parcours est plutôt roulant est moins glissant que les 3 quarts de la boucle, je suis en train de redescendre sur Soulaires. Il est difficile de prendre mes repères par rapport aux autres participants du 20 km au milieu de toutes les frontales du 10 km. Je n’arrive pas à distinguer ceux qui repartent pour une deuxième tellement le parcours et zigzagant sur la fin.

D’un coup, deux panneaux qui indique 20 km et 10 km juste avant l’entrée du village. Sans hésitation, je relance un peu le rythme dans la longue droite pour commencer la seconde boucle. 2 participants en point de mire, j’arrive aisément à remonter sur eux avant d’attaquer les chemins techniques et boueux.

Ca glisse beaucoup sur ce deuxième tour. Ce n’est pas rien 500 coureurs, c’est un peu comme un troupeau qui vient de passer sauf que là, c’est 500 paires de crampons qui ont retourné la terre après une journée de pluie.

J’adopte la même stratégie que sur la première boucle, je cours sur les bords du chemin où il reste encore un peu de verdure. Mais il y a de plus en plus de boue et je suis à la recherche de mes appuis.

Il est difficile de rester sur une trajectoire, je ne fais que zigzaguer en glissant régulièrement mais pas de chute. Pas de chute ? En fait si, pendant une descente j’entends quelqu’un glisser dans le virage à 90° juste en bas. Je me dis que je vais donc faire attention et lever le pied pour bien prendre le virage sans mésaventure. Malgré mes précautions, j’ai le droit un petit bain de boue.

Je me relève rapidement et je vois du monde devant et ça me motive à reprendre rapidement le rythme de la course avant les longs passages en single track.

Ca court vite et ça double un peu dans les tous sens entre les passages de cours d’eau. Ce deuxième passage me glace et coupe les jambes. J’ai du mal à repartir sur la côte qui suit alors je prends une gorgé de ma gourde une fois en eau avant d’attaquer les 4 ou 5 derniers kilomètres.

J’aperçois au loin une silhouette que je connais, alors je fonce pour revenir dessus. A mon grand étonnement, je suis revenu sur Antoine qui n’en peux plus de la boue et de glisser. Je fais donc quelques dizaines de mètres avec lui pour discuter en pensant finir ma course avec lui. Mais il m’annonce qu’il va finir tranquille alors je relance un peu pour les derniers kilomètres.

Le finish est plutôt roulant et en faux plat descendant sans trop de boue.

3 participants devant, je me force a allé les chercher pour les doubler.

J’en double deux sur les derniers mètres dans la boue puis je me lance en chasse sur les quelques centaines de mètres de bitume avant la ligne d’arrivée pour gagner encore une place.

Au final, le speaker annonce une 37ème place en 1h49’50’’. Une petite attention de sa part qu’il apporte à tous les coureurs en donnant les numéros de dossards, les noms, prénoms, classements et temps.

Je rejoins rapidement la zone de ravitaillement pour retrouver les autres du club déjà arrivé. Olivier à fini 1er, Julien 4ème et Marion 2ème féminine peu de temps après moi. Le club est donc vraiment bien représenté.

Un bilan de course ?

A chaque course, il y a toujours des points positifs et des points négatifs.

En point négatif, je n’ai pas des chaussures adapté pour courir dans la boue (je le savais à l’avance). Les Asics Trabucco sont idéal pour du terrain mais manquent de crampons vraiment marqués pour une meilleur adhérence. Mais je manque d’expérience dans ces conditions plutôt difficile de course.

Mais il y a quand même du positif, je suis satisfait de ma course dans l’ensemble en venant confirmé mon niveau dans les courses départementale en finissant une nouvelle fois dans les 40 premiers.

J’ai très bien gérer ma course avec quelques gorgées toutes les 20 minutes pour ne pas finir sur la réserve et complètement cuit. Le tout en faisant bien attention à mon cardio qui ne dépasse pas ma limite des 85% de ma FCM.

C’est l’expérience qui commence à parler d’après le coach.

A bientôt

Jerem Runner

Publié dans Récits

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