La blessure… synonyme d’échec ?

Publié le par Jerem Runner

Qui n’a pas connu une période de moins bien, une période de blessure plus ou moins longue ? A voir ceux autour de moi, la blessure est un phénomène fréquent auquel j’ai échappé pendant plusieurs année. Celle-ci est vécue de différentes manières en fonction du type et de la durée d’indisponibilité dans nos baskets. Mais peut-on parlé d’échec lorsque l’arrêt devient long à cause d’une blessure ?

La blessure… synonyme d’échec ?

On peut commencer par se demander s’il existe vraiment des blessures courtes ?

Je pense sincèrement que la blessure courte n’existe pas. S’il y a blessure et que l’on reprend rapidement par-dessus, il y a plus de chance d’avoir mal soigné et de connaître une situation plus grave à moyen ou long terme.

Quand le dommage est réellement court, j’appellerai plus cela un signal d’alarme du corps qui nous rappel qui lui faut du repos pour pouvoir nous entraîner efficacement. Beaucoup, parmi nous, néglige ces périodes de repos très importante entre chaque séance et/ou entre chaque phase d’entraînement mais aussi après une échéance au calendrier.

Le surentraînement, se croire invincible, ne paye pas à long terme.

Qu'est-ce qu'une blessure ?

Je ne vais pas m'étaler sur la définition d'une blessure, je n'ai pas la prétention d'être un dictionnaire, ni même une encyclopédie. La définition de la blessure est la suivante : Une blessure est une lésion, physique ou psychique, faite involontairement ou dans l'intention de nuire.

Je ne suis pas médecin non, donc je ne viendrai pas cet article vous parler de comment soigner une blessure. Mais dans notre sport que nous aimons tous, il existe différents types de blessure (déchirure, claquage, rupture de tendon, syndrome de l'essuie-glace…) La liste est longue et il m’est impossible de toutes les énumérer.

Comment est vécue la période de blessure ?

Là est la question. Nous ne sommes pas tous égaux, nous ne réagissons pas tous pareil face à une blessure. Certains sont habitués d’autres non. Certains le vive dans leur entourage, d’autres non. Et cela dépend également à quel moment dans nos entraînements la blessure est survenue…

 

Les deux moments les plus durs sont à mon avis la blessure en course qui vous empêche de finir, et la blessure pendant la préparation d’une course qui vous empêchera d’y participer.

Je n’ai pas connu la première situation, par contre la deuxième, je suis en train de la vivre. Cette situation est également l’origine de cet article.

Contraint de ne pas prendre le départ du Trail Hivernal du Sancy le mois dernier, la blessure a été un gros coup dur moralement. Pour beaucoup, comme pour moi, on a l’espoir de se remettre rapidement, que ce n’est qu’une petite douleur de rien du tout et que la machine va se remettre en marche. Certains garde même l’espoir jusqu’au jour du départ. Mais la réalité arrive face à nous. La blessure est bien là.

Que faire à part les consultations du corps médical ? Comment réagir ?

La blessure… synonyme d’échec ?

La première réaction, et c’est humain, nous vivons le moment comme un échec et nous nous posons plein de question. Ai-je vraiment bien gérer mes entraînements ? Ma préparation n’était-elle pas trop dur ? N’ai-je pas vue trop grand avec cet objectif ? Suis-je vraiment fait pour le trail ? Plein de question nous passe par la tête mais sans réponse. Et c’est là, que l’inégalité se fait.

Certains vont se morfondre dans la déception, désespérer, alors que d’autres arriverons à positiver et à revoir l’avenir autrement.

Il ne faut pas prendre la blessure comme une fatalité même s’il faut certainement revoir tout notre calendrier de la saison. Peut-être revoir nos objectifs à la baisse car nos courses préopératoire seront différentes ou absentes.

Il n’y a pas de solution miracle face à une blessure, mais il faut continuer de rêver. Il ne faut pas non plus rester enfermé sauf en cas de blessure relativement grave vous contraignant à rester chez vous. Il faut tout de même sortir, voir des amis, voir ses camarades d’entraînement même. Il ne faut pas non plus s’arrêter chaque jour sur la balance et culpabiliser en voyant les kilos augmenter. Cela est tout à normal quand on passe d’une période active à l’inactivité.

Il faut en sortir plus grand, plus fort de cette période, même si la blessure vous contraint pendant plusieurs années à ne plus pratiquer votre activité préférée. Il y a toujours une alternative.

Donc NON, la blessure n'est pas un synonyme d'échec lorsque l'arrêt est long.

Il est important de garder la tête haute et de garder le moral. Mais la blessure ne nous concerne pas forcément. Il est également important de savoir soutenir nos camarades de routes qui sont blessés. Savoir trouver les mots justes pour les accompagner.

La blessure… synonyme d’échec ?

Si je peux donc donner deux petits conseils.

Le premier, dans tous les cas, il n’est pas toujours facile de diagnostiquer rapidement la blessure. Il faut prendre son temps (prendre son mal en patience), faire confiance au corps médical même s’il donne l’apparence d’être en galère. Il est préférable d’avoir une blessure bien soignée et être tranquille pendant des années qu’une blessure mal soigné et d’avoir des périodes d’indisponibilité régulière pour le même type de blessure.

Le deuxième, en fonction de la blessure, il est peut-être important aussi de savoir se remettre en cause et de revoir notre charge de travail à l’entraînement, revoir nos objectifs… nous ne sommes pas tous fait, malgré les entrainements, pour participer à tel ou tel épreuves. Certains persisteront à vouloir participer à un ultra-trail pendant des années sans y arriver alors que d’autres ne connaîtront pas problème de santé.

Nous ne sommes pas tous égaux face à la nature, ne l’oublions pas.

Publié dans Entraînements

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Korgann28 14/04/2015 07:40

Je trouve cela très positif d'avoir noté sur ce blog tes ressentis, ton état d'âme. Je suis sûr que cela va t'aider à récupérer et à revenir plus fort. Les prochaines courses auront une exquise saveur A condition de les faire pour le plaisir et ressentir à nouveau d'agréables sensations. Le plus dur est donc fait, rdv aux foulées le 27 juin.
Korgann

Fire Rasta 18/02/2015 07:42

Étant également en periode de blessure, je reçois cet article avec le sourie parce que je suis d'accord avec pas mal de chose. ...la culpabilité, la déception, le questionnement, la remise en question.
Je ne le suis jamais autant renseigne, je n'ai jamais lu autant de chose sur la course a pied que depuis je suis arrêté. ..mais comme c'est ma première vrai blessure, je veux être sûr de ne pas tomber dans cette spirale infernale de rechute. ..
Bref, bon courage a toi j'espère que ça va revenir vite pour toi.
Et comme on dit, on reviendra plus fort :-)