Trail : Acte 1 !

Publié le par Jerem Runner

Il était une fois un jeune runner sur route qui évolua vers le trail…

Bien plus qu’un bilan sur ma saison de trail, c’est l’occasion pour moi de revenir sur pourquoi le trail et ne pas avoir continué sur la route.

Mon arrivé dans le monde du trail

L’histoire commence bien plus loin que cette saison 2014, tout commence réellement à l’été 2013. Après avoir entendu parler longuement de trail par des collègues de travail et à force de faire du VTT, je me demande dans un coin de ma tête comment je m’en sortirai en courant au lieu de rouler. J’enfile alors ma paire de running, et je prends un plaisir fou.

En une sortie typé trail à mes yeux, je suis déjà un mordu. Je me mets à fouiller sur la toile sur les trails qui existent, les clubs, les forums, ect… et je découvre 2 clubs dans ma ville de Chartres. L’un est un club FFA et nous sommes en octobre, on me fait comprendre qu’il commence à être un peu tard pour s’inscrire. De plus, mes disponibilités irrégulières sont gênantes. Je passe alors ma route et prends contact avec le second qui lui est affilié FRMN et m’accueille à bras ouvert malgré mes indisponibilités liées à mon travail. Je fais alors la connaissance d’Olivier, le coach de la section trail de Chartres Vertical.

Le contact est rapide ainsi que l’inscription à mon premier trail, le trail Hivernal du Sancy, étant donné l’ouverture des inscriptions à la même période. Ce trail a été fixé en septembre comme un objectif club, donc je me suis inscrit sans hésitation. Participer à se trail me permettra de mieux m’intégrer au groupe.

Les semaines passent, mais je ne me présente pas très souvent aux entraînements. Je tente de suivre les séances via le site de la section pour les appliquer pendant mes entraînements individuelle. Je me pose aussi beaucoup de question. Je viens de la route et je n’y connais vraiment rien aux côtes. Est-ce que je vais vraiment être prêt pour Sancy ? Quelques doutes mais je garde ma motivation pour la fin d’année 2013 pour me préparer au top.

Mes premiers pas

On se souvient toujours de notre première fois. La mienne a eu lieu le 18 janvier 2014 au Mont Dore avec le trail hivernal du Sancy. Une sacré aventure pour moi-même si ce n’est pas la première fois que je me déplace loin de chez moi juste pour courir. La dernière fois, c’étais Marseille-Cassis 2013. Je ne suis donc pas impressionné par ce détail.

Maintenant, on approche du Puy de Sancy, plus je me demande ce que je fais là tout en étant excité comme un enfant. Au fond de moi, j’ai hâte de faire mon premier trail. Mais dans ma tête, je me pose pleins de questions. Comment vais-je gérer ma course ? Alimentation en course, oui mais je n’ai jamais fait ça en fait… L’ambiance dans le véhicule et dans le groupe m’empêche de me focaliser sur mes doutes.

Pendant le trail, je me demande ce que je fais là. Je me dis que je ne dois pas avoir choisi le plus facile pour un premier. Je me demande même si j’ai bien fait de choisir le 30 km au lieu du 20 km. Je me dis que qu’Olivier m’aurai conseillé de faire le 20 s’il ne m’en jugé pas capable.

J’en bave vraiment, les montées sont interminables mais je m’éclate dans les descentes et je savoure le passage sur les sommets des 3 difficultés du parcours. Je ne réalise par forcément ce que je viens de faire une fois arrivé sur la ligne d’arrivée.

Le temps de réaliser, manger avec le groupe, me doucher et rentrer chez moi feront de moi un mordu du trail définitivement. Je ne vois pas mon avenir de runner sans trail, ni même avec de la route. La neige, la boue, les chemins de montagnes, les sommets, les singles, je ne pense plus qu’à ça.

Il faut donc pour moi travailler les côtes, les côtes et les côtes car je n’ai aucun problème d’endurance ni même de VMA.

Fin définitive de la route

2 courses sur route sont encore planifiées dans mon calendrier pour 2014, le semi-marathon de Paris et Les foulées de la cathédrale de Chartres. Ayant augmenté la quantité d’entraînements, de kilométrages mais aussi l’intensité de mes séances toujours sous les conseils d’Olivier, je ne me fais pas de soucis pour ces courses. Mon objectif est de battre mes RP sur ces courses pour finir en beauté ces 4 ans de route.

1h32’09 au semi-marathon et 41’10 aux foulées, c’est chose faite, mes RP sont battu et je suis heureux. Je profite de ces moments avec ma chère et tendre qui m’accompagne sur mes courses.

Je tire un trait sur la route qui ne me passionne plus. Mon expérience en trail ne me donne plus envie de participer à des courses en ligne droite avec des milliers de participants, si ce n’est pas des dizaines de milliers.

Je ne vais pas dire que le trait est définitif, on va dire que je fais un break de routard.

D’autres trails

En cette saison 2014, 3 autres trails sont venu prendre place dans mon calendrier.

  • 30 km de l’Ecotrail de Paris
  • 42 km du Trail de la Côte d’Opale
  • Défi 34 km du Menestrail

3 trails qui n’ont pas eu lieu en montagne, mais avec un certains niveau de difficultés. Je me souviens de chacune de mes courses comme si elles avaient eu lieu hier. Que le trail soit rapide avec beaucoup de relance, dur physiquement et psychologiquement dans le sable pendant des heures ou même lassant avec une quantité de boue interminable, il est reste un trail.

Ces 3 dates supplémentaires me font comprendre que la lassitude de la route ne me manquera pas dans les années prochaines. Contrairement à la route, on ne peut pas se fixer un temps pour une distance mais un temps par rapport à un trail bien précis car aucun trail ne se ressemble.

Une année d’apprentissage

L’année 2014 m’a appris beaucoup dans ma pratique de la course à pied et du trail donc. Mon évolution dans le monde de la course m’a aussi beaucoup appris sur moi, sur ce qui m’entoure, et l’amour propre de mon entourage.

Concrètement, je constate au fur et à mesure ma progression dans ma pratique et je sens en moi que je peux encore progresser car mon défaut en cette fin d’année reste encore les côtes. C’est vraiment bête pour un traileur d’être systématiquement en difficulté dans une côte.

Le changement en dehors de ma pratique se fait également concrètement. Le regard des autres change sur moi, mes collègues de travail s’interroge, m’interroge, sont fasciné. Ce changement dans le cadre professionnel est marqué par un aménagement d’horaire me permettant d’être présent systématiquement à tous les entraînements du club. Cet aménagement me permet de me situer dans le groupe par rapport à mon niveau et je fais partie du haut du tableau.

En dehors de la pratique, ça ne s’arrête pas au travail. Mon entourage, ma chère et tendre, sont tous fasciné par mes prouesses et s’inquiette pour moi à chacun de mes départs en course ou entraînements. Mais leur soutien est très important, il fait basculer cette année sur une année de mise en confiance et non une année d’apprentissage.

L’année prochaine

L’année prochaine sera riche à mes yeux et je pense apporter de la force à ma préparation de chacun de mes trails. En plus d’avoir les conseils avisés d’Olivier, je consulterai 3 à 4 fois sur l’année un ostéopathe pour tout remettre en place avant chacune de mes échéances. J’ai d’ailleurs trouvé un ostéopathe qui connait très bien le monde du sport car il est triathlète et traileur.

Pour renforcer mes préparations, je projette de faire appel à un nutritionniste car je pense manger bien et correctement par rapport à l’usage de mon énergie, mais je sens des faiblesses. Un apport nutritif sous les conseils d’un professionnel qui me fera un suivi me semble idéal.

Renforcer de cette manière ma préparation me semble primordiale pour affronter les trails suivant :

  • Trail hivernal du Sancy
  • Trail du Grand Sonneur
  • Marathon du Mont Blanc
  • SaintéLyon

4 grandes dates avec pour objectifs de valider ma saison 2014 en finissant systématiquement dans le premier tiers des finishers. Cet objectif que je me fixe me semble réalisable, même pour Olivier, et représente pour moi un plaisir, une satisfaction personnelle.

Pour finir

Pour finir l’acte 1, il ne me reste plus que quelques mots à vous dire.

Je vous souhaite de joyeuses fêtes de fin d’année.

Jerem Runner

 

Publié dans Récits

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